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Pensée politique

Dimanche 21 janvier 2007
Cela fait plusieurs années déjà que l’éthique est au cœur du développement des modes de gouvernance dans les entreprises et du discours des politiques. Il ne fait aucun doute que cela est une saine évolution vers une moralisation des liens sociétaux. Au sein de l’entreprise, cette vision provoque la naissance d’un capitalisme désirant renforcer le lien social, à garantir le développement personnel des employés pour le bien de l’entreprise. Certes il est aisé d’opposer à ce mouvement les délocalisations et les licenciements que cela provoque. Mais cela n’est pas le fait de la volonté de l’entreprise mais du contexte international. Enfin le débat n’est pas là. Après l’entreprise, les politiques, se rendant comptent de cette évolution de la pensée de leurs électeurs ont biensûr saisis l’occasion. D’où la redynamisation de la vision éthique en politique.

Il est visible que l’importance du discours environnemental pour les élections à venir est devenue possible grâce à la prise de conscience des citoyens mais aussi à cette volonté d’éthique, de morale. Peut-être une réaction de la montée mondiale du phénomène religieux dans une France qui se veut laïque ? Malheureusement à toute vertu existe un pendant négatif. Dans le cas de l’éthique on serait tenté d’y voir la démagogie.

Mais il existe un phénomène bien plus inquiétant et décrié jusqu’au cœur du monde politique : « la dictature de la bonne pensée ». Sorte de pensée unilatérale éthiquement correcte qui peut très vite réduire le débat. Cette « éthique obscurantiste » apparaît sur tous les sujets de société qualifiés de « sensibles »  comme l’immigration, les retraites, la mondialisation. Cet obscurantisme fait de la real politique, la politique du méchant puissant, provoque la repentance ad vitam pour des faits antiques commis par une nation.

 

Alors apparue Ségolène Royale, une femme de gauche. Rien que ces deux adjectifs lui ont ralliés nombre de supporter : Bobo, média. De par sa féminitude, elle est difficilement attaquable par un homme sous peine pour ce dernier d’être qualifié d’affreux macho. L’éthique obscure limite donc le débat et il est a parié qu’une débat ségo-sarko est peut probable ou sera alors édulcoré au possible. Il est encore certain que Ségolène est porteuse du message éthique que recherche les français. Tout en elle va dans ce sens : « femme au service et à l’écoute des français, n’agissant qu’en fonction de leurs attentes ». Une volonté de retour à la démocratie athénienne ? Possible ou démagogue ? Mais à force d’être éthique, Ségolène  ne risque-t-elle pas d’en devenir lisse, asexuée, apolitique. L’éthique obscure serait-elle un monstre dévorant son champion tel le néant dévorant les étoiles ? La surprenante ascension de Nicolas Hulot, candidat encore plus éthique que Ségolène, et son poids sur le débat n’est-elle pas la démonstration de ce risque.

L’éthique, un nouvel extrémisme politique entraînant par la surenchère vers l’irréalisme et le lissage du débat politique… la fin de la démocratie ?

 

Comme tout courant idéologique fort, il faut se méfier de le pousser trop loin. Durant l’élection présidentielle de 2007, les citoyens français devront faire attention à ce phénomène. Voter pour une carrure, un programme, un état d’esprit et non pour une image propre, un message trop consensuel, et un faux universalisme de la pensée, quoi que le vide est bien universelle. L’éthique se doit d’être une honnêteté intelligente et un non arianisme idéologique refusant la pensée grise à la pureté incomplète.


A bientôt.

Montgiac

Par Montgiac
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Mardi 1 mai 2007
En ce temps de campagne électorale, on peut s’inquiéter du repli sur elle-même de la France. En effet les français se sont concentrés sur les problèmes intérieurs. Ce repli les a forcé à appréhender la mondialisation actuellement en marche par le prisme de la menace.

Face à ce défi, les français tentent de monter des barrières pour endiguer cette « menace » qui vient imposer des mutations et des adaptations à leur économie, leur droit, à leur vision de l’Etat-Nation et jusqu’à leur mode de vie. Mais que peut la France, seul face à un mouvement aussi massif et général ? Rien du moment où elle se battra en effectuant une retraite de concert. Car lutter contre la mondialisation ne sert strictement à rien si ce n’est à perdre du temps. Il faut travailler dans son sens pour l’influencer et la faire évoluer.

Les altermondialisatistes globalisent eux-mêmes leur cause en créant des rencontres internationales pour faire le pendant de Davos. Donc la question n’est pas de savoir si oui ou non nous désirons la mondialisation mais de quelle mondialisation nous voulons.

 

Concentrons nous sur l’économie, conscient du fait qu’il s’agit du moteur de l’actuelle mondialisation. La mise en concurrence des économies a provoquée le phénomène des délocalisations qui s’est retrouvé au cœur des problèmes sociaux en France durant ces dernières années. Vous avez entendu certains dirent qu’il fallait interdire de délocaliser, punir les entreprises bénéficiaires qui délocalisait leur unité de productions. Avec de telles actions nous entrons dans un combat d’arrière garde. La solution n’est pas d’essayer de retenir à tout prix et de conserver le statut-co dans la production de produit, où il faut l’avouer, nous ne sommes plus compétitif. Regardons en arrière et revenons à la théorie économique classique, avec la théorie de la spécialisation et l’exemple du vin et de laine dans le commerce entre l’Angleterre et le Portugal. Il est évident que les anglais ont un avantage concurrentiel sur la laine et le Portugal sur le vin. Donc en favorisant les échanges et la spécialisation des productions, les deux pays participent à leur enrichissement commun. Donc n’ayons aucunement peur d’appliquer cela en France de nos jours. Notre combat doit se reporter sur la recherche et la création de déboucher industriel à cette dernière afin de créer des avantages concurrentiels.

Il va de soit que cela va provoquer des problèmes d’ordre sociaux en privant des français d’un emploi entrant parfois dans la tradition familiale, je pense surtout à l’industrie du nord de la France. Pour cela l’effort dans la formation de reconversion doit être augmenter, et optimisé. De même l’investissement dans la recherche et les universités doit aussi être mené d’une manière intelligente et de concert avec le renforcement des liens avec le monde de l’entreprise.

 

Les délocalisations ne sont pas une fatalité si elle permet le développement d’autres industries. En délocalisant une unité de production, l’entreprise provoque des bénéfices qui iront dans la recherche créant un nouveau mode de production dont seul le niveau d’éducation français permet la mise en place. Y aurait-il un cercle vertueux dans les délocalisations ??? Du moment où cela est géré d’une manière intelligente par les territoires, la France doit garder les pôles de recherche sur son territoire ainsi que la production de pointe.

 
Le Luxe, où quand une délocalisation va contre l’intérêt d’un secteur de notre économie.

Le Luxe est l’un des secteurs les plus porteurs pour l’économie française. Le luxe à la française ne fait-il pas référence ? Depuis peu cette industrie est elle aussi soumise à des délocalisation,  Kenzo et Givenchy en Pologne, Dior en Chine… Dans le cas du luxe nous somme dans la production d’un produit culturel avec un savoir faire et surtout une image. Il me parait difficilement tolérable, dans ce cas précis, d’autoriser de telle délocalisation. Le Luxe français se doit d’être produit en France par des français.

Alors comment protéger cette image ? Le Luxe est un secteur stratégique dont on ne peut se laisser déposséder. Donc dans ce cas, la protection contre les délocalisations entre dans la protection stratégique d’un avantage concurrentiel primordiale de notre économie.

Luxe à la Française = label France.

La solution est simple si une maison de création se revendique du luxe français, principal argument marketing, elle se doit de respecter un engagement de qualité. Donc il faut réinventer le label made in France et formalisé son utilisation. Comme en obligeant toutes maisons ou marques se revendiquant de l’image de la France de produire ces créations, vêtements ou parfum sur le territoire français.

 A réfléchir…

 Montgiac

 

Par Montgiac
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