Mercredi 7 février 2007
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20:53
Souvenez-vous, des ambassades danoises attaquées, la rue arabe en fureur, l’Occident en émoi mais aussi en révolte. Pourquoi ? A cause de caricature parue dans un journal danois. Suite à ces réactions du monde musulman, d’autres journaux comme Charlie Hebdo les mettront à la une pour la défense de la liberté de la presse.
Cette affaire soulève plusieurs questions :
Y a-t-il des limites à la liberté de la presse, doit-on accepter une censure morale ?
Morale religieuse ? Qu’en est-il de la laïcité ?
L’Occident doit-elle plier face à l’extrémisme musulman ?
Aujourd’hui se déroulait le procès intenté par la Mosquée de Paris et d’autres organisations islamistes contre Charlie Hebdo pour avoir publié les caricatures. Il est difficilement acceptable à mes yeux que ce procès se déroule. En effet, il est autorisé de caricaturer des hommes politiques, l’Eglise Catholique, les français, tout le monde, sauf l’Islam ? Mais au moins la question est posée d’une manière claire, jusqu’où peux aller la liberté de la presse et quel est l’état de la laïcité en France.
Il est vrai qu’il est interdit aux musulmans de donner un visage au Prophète ou de représenter Allah, donc l’émoi est compréhensible, pas la réaction et la volonté d’imposer une idéologie ne sont pas tolérables. La question est de savoir si la France doit respecter ses lois ou celle d’extrémiste dont l’idéologie va à l’encontre de nos fondements républicains.
Aujourd’hui se tien le procès qui doit dire si la France restera droite dans ses bottes et fidèle à elle-même ou sombrera dans la démagogie s’inclinant face à une minorité extrémiste. Je parle bien d’Islam extrémiste car je me refuse à croire que cette religion ne soit pas une religion de paix, de partage, d’acceptation de l’autre et de respect des autres religions.
« Soit à Rome comme un romain », adage biblique certes mais formé de respect, ce dernier est appliqué par beaucoup de musulmans français respectueux du Droit. Il ne faut pas que les extrémistes fassent retomber sur l’ensemble les conséquences de leur non acceptation des lois de la République Française.
Ce procès est le garant de la fermeté de la République face à ce qu’il faut considérer comme une tentative de déstabilisation de la liberté de la presse par une idéologie religieuse qui prétend s’immiscer dans la politique d’un pays.
A bientôt.
Montgiac