L’ouverture de
Ce coup de force, que l’armée libanaise semble gérer au final pas trop mal quand on connaît les protagonistes et la situation, n’a pour autre but que mettre la pression et de faire échouer la tentative de financement de la reconstruction afin de plonger le pays dans une crise qui permettra à l’opposition de reprendre la main dans les institutions.
En effet les enjeux libanais sont sans aucun doute régionaux, le pays étant un terrain de lutte pour la création de l’arc Chiite Iran-Irak-Liban. L’Occident a souvent joué la carte des chiites contre les sunnites suivant la technique du faible contre le fort, de l’opprimé contre l’oppresseur. Mais cela s’avère être une erreur, en Irak, les chiites revendiquent le pouvoir que la démographie légitime et créent un danger pour notre sécurité. En effet il y a une certaine envie de vengeance dans l’âme chiite et une recherche de puissance pour l’Iran. Il est aussi clair que l’Iran est en passe de devenir la puissance régionale, en conséquence de quoi elle se doit de protéger toutes les communautés chiites. Mais aussi de leur permettre de prendre place au sein du pouvoir des pays dans lesquels elles vivent. Au Liban les chiites sont la communauté la plus nombreuse et estime que le pouvoir leur revient, surtout depuis « l’héroïque résistance du Hezbollah face à l’oppression sioniste ». C’est pour cela que la stabilisation du Liban est très importante pour l'équilibre de la région. Et pour être honnêtes pour la sécurité de l’Occident.
Il faut donc continuer à reconstruire le Liban afin d’y assoire la démocratie mais surtout de sauvegarder ce fabuleux modèle qui a réussit à inscrire dans sa constitution un socle pour garantir la représentativité des communautés confessionnelles. Les haines y sont encore fortes et à tout moment tout peu s’enflammer. L’aide à la reconstruction, un appui sans faille au gouvernement Siniora et les efforts des forces envoyés par les européens l’année dernière permettront de sauvegarder ce pays de toute main mise du Hezbollah qui, il ne faut pas l’oublier, est une menace pour la stabilité de toute la région. N’oublions pas que si l’arc chiite se concrétise dans les institutions étatiques, la position occidentale sur la question du nucléaire iranien serait fortement affaiblie. Au Liban se joue l’avenir du Proche et Moyen Orient, avenir déjà mis à mal par la situation irakienne. L’apparition d’un arc chiite changerait le visage de cette région et provoquerait des chamboulements diplomatiques assez durs à gérer, comment réagirait la très Wahhabite Arabie Saoudite ?
A bientôt.
Montgiac
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