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Vendredi 18 mai 2007 5 18 05 2007 14:08

    Première promesse tenue pour Nicolas Sarkosy, la création d’un ministère, très vaste, en charge de l’environnement et du développement durable s’occupant aussi des questions du transport et de l’énergie. Dirigé part un Homme d’Etat de qualité et d’expérience, réputé pour faire ce qu’il dit : Alain Juppé. Autre vainqueur de l’affaire : Nicolas Hulot qui a réussit son pari et provoqué une prise de conscience des politiques, gageons qu’il restera très prudent sur l’évolution de la politique verte de la France.
    Alors qu’attendre d’un tel ministère ? Pour la première fois, l’environnement possède les moyens de créer une réelle politique de développement durable dans les transports et dans la gestion des énergies. Souvenez vous des mots de Sarkosy, s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles la France acceptait que des flots de camion étranger traversent son territoire de part en part. Oserions nous croire en la naissance d’un ferroutage efficient et obligatoire ? Au fond un camion arrivant à la frontière allemande pour aller en Espagne n’aurait-il pas intérêt à être mis sur rail ? Gain de temps et de sécurité, économie, la sécurité routière en serait renforcée…

 
    Alors prenons nous à rêver d’un plan de développement quinquennale de la voiture propre à propulsion hydrogène ou autre. Il s’agirait d’un bon technologique  historique ayant des répercutions sur l’ensemble de l’industrie mais aussi dans la recherche. La France ne serait-elle pas en passe de se mettre à la tête d’un mouvement mondial qu’on pourrait appeler la Révolution de l’industrie verte ?
    Pour engager cette lutte la France envoi Alain Juppé en première ligne, il sera certainement fidèle à son image d’homme politique décidé. N’oublions pas non plus le prochain engagement de Jacques Chirac dans cette cause. Il pourra ainsi amplifier le message de la France de part le monde. Notre amitié avec l’Allemagne pourra aussi être très utile pour ce défi, pays très proche de l’environnement, le couple franco-allemand pourra aussi profiter à cette révolution verte.
Mais attention il ne faut pas perdre de temps et se lancer dans le combat avec force et volonté, le terme Green Industry est déjà apparue outre-atlantique. Les géants de l’industrie automobile US ont même demandés à G.W. Bush de promouvoir les carburants propres, le Japon est en avance avec ses voitures hybrides…

 
    Concernant le monde des affaires, certains peuvent craindre l’action d’entreprise comme Total à première vu menacer par la fin du tout pétrole. N’oublier jamais que l’opportunisme est une loi de survie dans l’économie. La naissance d’un nouveau secteur, que l’Etat va tout faire pour développer, est une opportunité de développement immanquable. De plus rien ne pourra se faire sans l’implication massive de l’économie française qui permettra le financement de ce changement tout aussi industriel que culturel. L’Etat impliquera donc largement les acteurs économiques. Logiquement la relance de la croissance passe sans nul doute par cette mutation.
L’industrie verte ou comment 60 millions de français firent de leur pays un leader économique incontournable, offensif et puissant ?

 

Montgiac

 

Par Montgiac - Publié dans : Environnement et Développement Durable
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 05 2007 16:07

 Désiré ardemment, avec une impatience presque malsaine, par les français, le duel Ségo-Sarko a enfin eût lieu. Si il ne fait aucun doute que ce débat n’a pas fait bouger énormément les lignes, les deux leaders n’ont fait que consolider la ferveur de leurs partisans, on a tout de même remarqué les avances de Nicolas Sarkosy aux partisans de l’UDF.

 

Nous avons assisté à une passe d’arme assez intéressante sur les 35h et l’économie, à partir de ce moment la chose fut claire, Ségolène Royal a une connaissance superficielle des dossiers. Personne ne pourra me contredire dans le fait que la candidate socialiste est partie dans tous les sens durant son discours. Nous livrant un soupoudrage argumentatif à base de banalité économique comme la relance de la croissance, la création d’emploi, la relance de l’activité. Sans pour autant fournir des précisions sur les moyens à mettre en œuvre si ce n’est : « en discutant avec les partenaires sociaux ». Cela annonce de longues réunions finissant sur un blocage et une grève… Face a ce discours frôlant la langue de bois, Nicolas Sarkosy s’est montré précis et force de proposition avec une réforme de la fonction publique pour libérer des gains de productivité, la dynamisation des pôles de compétitivité…

 

. Les militants du PS me contrediront certainement en avançant que leur candidate a réussi et atteint ses objectifs. Certainement si ces derniers était de survivre et de ce montrer hargneuse dans le débat. Donc oui madame Royal a réussi dans ce sens en se montrant incisive à la limite des règles de politesse et très dominatrice, interdisant aux journalistes de gérer le fil du débat.  Mais dans l’avancé de mesure, d’idée, la candidate n’a réussi qu’à faire sourire avec une futur brigade d’accompagnement nocturne des jeunes et jolies fonctionnaires. De plus elle n’a pas été capable d’avancer une décision importante de manière ferme.

 

Ensuite il eût le passage sur le nucléaire… Concernant les 17%, il s’agit de la part du nucléaire dans la production électrique dans le monde parait-il ou alors la part du nucléaire dans la consommation énergétique globale française (l’essence pour votre voiture, le bois pour la cheminé etc…), on va mettre cela sur le dos d’une mauvaise fiche. Concernant monsieur Sarkosy, il s’est un peu plus rapproché du résultat mais ce n’était pas ça non plus. Après les sous-marins voilà les centrales, décidément, le nucléaire n’est pas leur fort.

Je voudrais juste revenir sur une terrifiante erreur de la candidate socialiste, je dis terrifiante parce qu’elle pourrait mettre à mal notre politique énergétique. Madame Royal propose de développer la 4ème génération et de ne pas faire d’EPR qui est bien la 3ème génération. La 4ème génération de réacteur est un bon technologique d’une ampleur historique, il s’agit du fameux projet ITER basé à Cadarache. Seulement madame Royal, Iter n’est pour le moment qu’une théorie, nous ne sommes toujours pas certain d’être capable de reproduire une réaction de fusion dans un réacteur. On annonce  au moins 30 ans avant l’apparition du premier réacteur. Entre temps tout notre parc de centrale à fission sera devenu obsolète et devra être démantelé. Donc l’EPR est indispensable, ce n’est pas discutable.

 

Ensuite vint la « juste colère », ignoblement surjouée, contre la politique de l’UMP vis-à-vis des handicapés. N’est-ce pas le Président Chirac qui s’est tant battu pour l’handicape en en faisant un projet de l’Elysée ??? Comme toujours la gauche pense qu’elle a l’apanage du cœur alors qu’il n’en est rien et que seul elle peut agir dans le sens des faibles. Le droit opposable aussi bien pour les crèches que pour le droit à l’école pour les handicapés n’est au fond que la meilleur des incitations pour alerter les collectivités locales. Pourquoi s’y opposer ??? Pourtant voilà de la démocratie participative, le citoyen jugeant le travail de son élu et le forçant à respecter les engagements.

 
En conclusion… je n’ai pas changé d’avis, Nicolas Sarkosy me parait être la meilleur solution pour la France. Avec lui la France va se réveiller et enfin repartir de l’avant à la conquête du monde. Tien le monde… on en parle quand ?

 

A bientôt.

Montgiac

Par Montgiac - Publié dans : Campagne 2007
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 05 2007 13:47

La propriété intellectuelle est l’un des éléments fondamentaux qui permet le commerce international et la protection des innovations. Cette dernière étant à la base de l’avantage concurrentiel d’un pays, on peut donc comprendre l’importance que le respect des brevets a dans le cadre des négociations à l’OMC. En effet, la propriété intellectuelle est au coeur des négociations du cycle de Doha qui anime en ce moment l’OMC. Or il y a beaucoup de blocage sur ce sujet du fait de la volonté des USA de faire en sorte que le vivant soit lui aussi soumis à la loi du brevet. Par vivant, il faut entendre toutes substances issues de la biosphère.

 

A priori, il parait tout à fait légitime qu’une découverte en biotechnologie soit brevetée par l’industrie pharmaceutique entres autres. La recherche étant destinée à être appliquée à l’industrie,  il est commercialement logique de protéger les produits issus de ces innovations de la contrefaçon. D’un point de vue économique, il s’agit d’une nécessité fondamentale pour le bon fonctionnement du commerce international. Cela soulève tout de même quelques problèmes moraux, de souveraineté et d’égalité dans le développement des pays.

 

Oui, la moral entre en compte dans ce débat, peut-on breveté quelque chose issue du vivant ? N’est-ce pas au fond la propriété de l’Humanité dans son ensemble ?  Une plante de l’Amazonie utilisée depuis la nuit des temps par la médecine locale peut-elle être breveté par une multinationale étrangère qui ainsi en monopolise l’utilisation. N’est-ce au fond pas un vol ? Je serai tenté de dire que le vivant n’est pas brevetable en tant que telle mais juste les procédés d’utilisation ou alors de la fabrication du produit fini. Mais il me parait important de traiter ce sujet en sortant du tout économique puisque la biotechnologie entre dans le cadre de l’humain et de sa santé, l’argument moral a donc son poids.

 Il y a aussi un problème de souveraineté des nations,  comme avec le cas des OGM. José Bové s’est fait le leader français de la lutte contre cette innovation technologique dans l’agriculture prétextant les risques pour la santé. Les conséquences sur l’Homme de ces plantes ne sont pas connue et sont potentiellement plus négligeable que terrifiante. Le risque est à mon avis peut être plus sérieux vis-à-vis de la biosphère. Mais la raison de la mobilisation paysanne et du laissé faire de l’Etat est tout autre. Il s’agit de garantir l’indépendance de l’agriculture française et européenne ainsi que l’indépendance de l’Europe en matière d’alimentation. Le problème est le suivant, toute plante OGM plantée est un hybride donc le paysan ne peut plus produire ses semences, il est donc réduit à être le sous-traitant d’un industriel. De plus le gène modifié étant la propriété de cette entreprise, toute contamination d’un champ non OGM par ces plantes pose un problème de propriété. Si les graines que vous avez produites en tant que semence contiennent des OGM clandestins dû à une contamination, ces graines appartiennent, selon le droit de la propriété intellectuelle, au semencier. Ce problème a été soulevé par des paysans canadiens suite à la stratégie de Monsento qui pratique l’analyse surprise de champ non OGM afin de détecter la présence du gène modifié et d’en réclamer la propriété. Donc l’Europe en acceptant les OGM américain risque de voir son agriculture et donc son indépendance alimentaire passer sous l’égide de multinationale d’outre atlantique. Si cela arrivait, toute notre structure fournissant notre alimentation ainsi que nos normes alimentaires risqueraient d’être… américanisées.

 
Certains ont présenté les OGM comme le remède contre la faim, nous avons vu les risques que cela représente pour l’Europe, je ne vous décris pas le formidable outil de domination que serait les OGM sur les pays du tiers monde. L’Afrique est menacée par le virus du SIDA au point qu’on se demande si le continent pourra s’en relever si rien n’est fait. Se pose alors la question du traitement médicale et de la production de générique. Les grands acteurs de l’industrie pharmaceutique font tout pour protéger leurs brevets issus de recherche coûteuse, au fond cela est légitime. Tout aussi légitime que la volonté de pays comme l’Inde ou l’Afrique du Sud d’autoriser la fabrication de générique afin de soigner leur population. Au fond les entreprises pourraient le tolérer si ces génériques n’étaient pas exportés…

Il est évident que la propriété intellectuelle sur le vivant est dangereux pour les pays n’ayant pas les moyens de participer à cette recherche, cela risque d’encore grandir l’écart entre le nord et le sud.

 Je me suis ici intéressé à l’influence de la mise en brevet du monde vivant. Etant tout à fait ouvert à l’économie de marché et au commerce mondiale, je pense que certaines régulation doit être mise en place enfin d’éviter les abus des pays ayant la puissance nécessaire pour imposer leur volonté. Donc oui au brevet sur les procédés de fabrication et les produits fini mais non sur les « ingrédients » issus de la nature. Concernant les OGM, il s’agit d’un piège politique et économique avant d’être un danger pour la santé. Espérons que les négociations de l’OMC permettent un compromis entre l’intérêt économique et général.

 
A bientôt.

Montgiac.

 

 

Par Montgiac - Publié dans : Economie
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Mardi 1 mai 2007 2 01 05 2007 19:29
En ce temps de campagne électorale, on peut s’inquiéter du repli sur elle-même de la France. En effet les français se sont concentrés sur les problèmes intérieurs. Ce repli les a forcé à appréhender la mondialisation actuellement en marche par le prisme de la menace.

Face à ce défi, les français tentent de monter des barrières pour endiguer cette « menace » qui vient imposer des mutations et des adaptations à leur économie, leur droit, à leur vision de l’Etat-Nation et jusqu’à leur mode de vie. Mais que peut la France, seul face à un mouvement aussi massif et général ? Rien du moment où elle se battra en effectuant une retraite de concert. Car lutter contre la mondialisation ne sert strictement à rien si ce n’est à perdre du temps. Il faut travailler dans son sens pour l’influencer et la faire évoluer.

Les altermondialisatistes globalisent eux-mêmes leur cause en créant des rencontres internationales pour faire le pendant de Davos. Donc la question n’est pas de savoir si oui ou non nous désirons la mondialisation mais de quelle mondialisation nous voulons.

 

Concentrons nous sur l’économie, conscient du fait qu’il s’agit du moteur de l’actuelle mondialisation. La mise en concurrence des économies a provoquée le phénomène des délocalisations qui s’est retrouvé au cœur des problèmes sociaux en France durant ces dernières années. Vous avez entendu certains dirent qu’il fallait interdire de délocaliser, punir les entreprises bénéficiaires qui délocalisait leur unité de productions. Avec de telles actions nous entrons dans un combat d’arrière garde. La solution n’est pas d’essayer de retenir à tout prix et de conserver le statut-co dans la production de produit, où il faut l’avouer, nous ne sommes plus compétitif. Regardons en arrière et revenons à la théorie économique classique, avec la théorie de la spécialisation et l’exemple du vin et de laine dans le commerce entre l’Angleterre et le Portugal. Il est évident que les anglais ont un avantage concurrentiel sur la laine et le Portugal sur le vin. Donc en favorisant les échanges et la spécialisation des productions, les deux pays participent à leur enrichissement commun. Donc n’ayons aucunement peur d’appliquer cela en France de nos jours. Notre combat doit se reporter sur la recherche et la création de déboucher industriel à cette dernière afin de créer des avantages concurrentiels.

Il va de soit que cela va provoquer des problèmes d’ordre sociaux en privant des français d’un emploi entrant parfois dans la tradition familiale, je pense surtout à l’industrie du nord de la France. Pour cela l’effort dans la formation de reconversion doit être augmenter, et optimisé. De même l’investissement dans la recherche et les universités doit aussi être mené d’une manière intelligente et de concert avec le renforcement des liens avec le monde de l’entreprise.

 

Les délocalisations ne sont pas une fatalité si elle permet le développement d’autres industries. En délocalisant une unité de production, l’entreprise provoque des bénéfices qui iront dans la recherche créant un nouveau mode de production dont seul le niveau d’éducation français permet la mise en place. Y aurait-il un cercle vertueux dans les délocalisations ??? Du moment où cela est géré d’une manière intelligente par les territoires, la France doit garder les pôles de recherche sur son territoire ainsi que la production de pointe.

 
Le Luxe, où quand une délocalisation va contre l’intérêt d’un secteur de notre économie.

Le Luxe est l’un des secteurs les plus porteurs pour l’économie française. Le luxe à la française ne fait-il pas référence ? Depuis peu cette industrie est elle aussi soumise à des délocalisation,  Kenzo et Givenchy en Pologne, Dior en Chine… Dans le cas du luxe nous somme dans la production d’un produit culturel avec un savoir faire et surtout une image. Il me parait difficilement tolérable, dans ce cas précis, d’autoriser de telle délocalisation. Le Luxe français se doit d’être produit en France par des français.

Alors comment protéger cette image ? Le Luxe est un secteur stratégique dont on ne peut se laisser déposséder. Donc dans ce cas, la protection contre les délocalisations entre dans la protection stratégique d’un avantage concurrentiel primordiale de notre économie.

Luxe à la Française = label France.

La solution est simple si une maison de création se revendique du luxe français, principal argument marketing, elle se doit de respecter un engagement de qualité. Donc il faut réinventer le label made in France et formalisé son utilisation. Comme en obligeant toutes maisons ou marques se revendiquant de l’image de la France de produire ces créations, vêtements ou parfum sur le territoire français.

 A réfléchir…

 Montgiac

 

Par Montgiac - Publié dans : Pensée politique
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Lundi 12 février 2007 1 12 02 2007 13:22

Très attendu, au point d’en faire un passage critique de la campagne, ce 11 février a vu la candidate du PS réussir son grand oral avec son Pacte Présidentiel.
Dans une salle chauffée à blanc, qui a réussi à motiver Ségolène pour un discours fleuve, le PS a réussi à relancer sa campagne. Une bonne nouvelle pour le débat démocratique, les sondages devraient le montrer. Maintenant si la forme a réussi à donner la vision d’une candidate décidée et forte, au point d’en traumatiser un premier rang d’éléphants du Parti livides à la vue de la renaissance d’Evita Peron.

 
Maintenant pour revenir au programme, j’avoue avoir été bluffé par son discours sur les entreprises, la baisse des charges conditionnées à la croissance et à la création d’emplois, la volonté de redonner l’envie d’entreprendre aux français. Cela m’a fait l’effet d’un programme plutôt social-démocrate, Ségolène aurait donc la politique économique de l’UDF ??? En entendant les promesses girondines de la fin du jacobinisme et la volonté de décentraliser, encore j’ai été étonné, n’avait-on pas annoncé un virage à gauche ??? Je suis ravi de voir la candidate laisser un peu percé son esprit de centre droit.

 
Maintenant, il y a aussi des propositions très de gauche comme l’impôt sur les français de l’étranger, le SMIC à 1500 euros mais au fond il s’agit des vœux les plus démagogiques du discours de la candidate. Il est clair que ces propositions ne sont là que pour faire plaisir, nous savons tous qu’elles sont avant tout électoralistes et  inapplicables. Le SMIC à 1500€, ne règle en rien le problème des salaires et du pouvoir d’achat, il resserre la grille salariale, grève le potentiel de progression au fil de la carrière. Les salaires moyens vont devenir le salaire minimum et nous assisterons à l’apparition du salaire fixe à vie. Donc pourquoi ne pas revaloriser le SMIC ? Pourquoi pas au fond, mais cela doit être accompagné d’un dynamisme de l’économie et d’un réel projet global sur les salaires en faisant attention de ne pas diminuer notre compétitivité. Tout cela, je ne l’ai pas entendu dans le discours de Villepinte. Concernant l’impôt sur les français de l’étranger, comment faire vis-à-vis des accords fiscaux bilatéraux qui empêchent la double imposition ? Cet impôt ira à coup sûr contre le droit international et donc au fond contre le vœux de la candidate de faire de la France un pays le défendant. Donc encore une fois… Proposition démagogique. Et biensûr... Aucune réponse pour le financement, la question qui fâche, la fiscalité, a été évitée.

 

Vint ensuite la partie sur la France dans le Monde, Ségolène Royal désire inscrire la France dans l’Histoire et en faire la porte-parole de la démocratie et du respect des institutions internationales. De même elle souhaite une France allié des USA mais en aucun cas suiveuse. L’Afrique, passion de la diplomatie française va être placée au centre de la politique d’aide au développement de la France. La diffusion du modèle démocrate y sera aussi une constante. Ségolène, fille préférée de Jacques Chirac ?? La politique étrangère de la candidate sera à n’en pas douter dans la ligne de la diplomatique traditionnelle de la France, il faut s’en réjouir et s’en féliciter. On peut penser qu’il en sera de même pour la politique de défense ???

 
Nous avons assisté à la relance d’une campagne chancelante des plus réussi mais le discours de la candidate a apporté des idées intéressantes. Certaines, d’ailleurs, communes avec le candidat de la droite. Y aurait-il une vision commune des problèmes. Sa politique économique me semble plus social démocrate que socialiste, sûrement l’influence du Blairisme. Le principal adversaire de la candidate sera à n’en pas douter l’UDF. Force est de constater que l’appareil du PS ne contrôle plus vraiment la campagne. Ségolène Royal est aux commandes avec un programme de centre gauche.

 

A bientôt

Montgiac

 

Par Montgiac - Publié dans : Campagne 2007
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