A peine le mot réforme que l’Unef veut soulever les universités en hurlant à la destruction de l’université. Pourtant cette bonne vieille « fac » a plus
besoin que de se rénover. Or il existe une université en France qui tient la dragée haute aux grandes écoles qui sont en bonne partie responsable du circuit fermé qui donne à la France ses
élites, il s’agit de Paris-Dauphine. Son secret, la sélection. L’excellence s’obtient par l’optimisation des savoirs des meilleurs, le rôle de l’université républicaine étant de faire en sorte
que meilleur ne rime avec sélection sociale.
Revenons à la sélection à l’université, actuellement vous êtes mis en face d’une sélection « franche » seulement lors du passage à BAC+5. Je parle de
sélection « franche » car il est bien connu que certaines universités pratique une sélection via la difficulté de l’examen par exemple avec
le passage en 2ème année de droit. Alors pourquoi cette sélection officielle aussi tardive ? Cela est dû à l’ancien modèle de l’université DEUG, Licence, Maîtrise et DESS. Mais
l’Europe est passé par là avec la Réforme LMD avec un découpage avec la Licence (Bac+3), Master (Bac+5) et le Doctorat.
L’Unef en refusant une sélection à l’entrée en master 1 (Bac+4) prétend défendre les étudiants pour qui une licence n’apporte rien. Or cela n’est que poudre au yeux, l’échec d’une
intégration en master 2, fera que l’étudiant aura perdu un an sans validé de diplôme reconnue dans l’Union Européenne et aussi dans le monde. A savoir qu’en France on parle de plus en plus d’un
niveau Bac+3/4 différentié du Bac+5 lors des recrutements. Il parait plus logique de favoriser l’intégration professionnelle via une licence plutôt que d’envoyer des étudiants en master 1 sans
garantie d’aller en master 2 qui se retrouveront dans une situation de cul de sac. De même en étalant sur 2 ans une formation, sa qualité sera d’autant plus supérieur et suivit.
Donc cette action de l’Unef va contre la rénovation de l’université qui est l’intérêt des étudiants en faisant preuve d’un conservatisme décevant et paralysant.
On peut aussi se douter que l’Unef ne manquera pas ensuite de dénoncer le manque de place en master 2 pour garantir la poursuite des études après master 1. Cela ne fera rien
d’autre qu’un nivellement par le bas et mettra encore à mal la réputation des universités face aux écoles payantes qui ne garantissent pas l’égalité citoyenne mais fournissent les bataillons de
cadre de demain.
Je ne parlerai pas du refus de la diminution du Conseil d’Administration des universités de 60 à 20 membres, vous vous rendez compte un CA plus
efficace, peut être moins politisé et moins propice au blocage conservateur, quel horreur.
Montgiac
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L’élection de Nicolas Sarkosy et l’action internationale française revigorée a fait énormément bouger les lignes concernant la situation au Darfour. Visite de Bernard Kouchner à Kartoum, lancement de la réflexion sur les modalités d’une force hybride avec l’accord soudanais… La Chine semble avoir dû modifier sa position et lâcher le Soudan. Reste à voir ce que ce coup diplomatique va coûter à la France. Faire plier la Chine n’est pas chose facile même si les pressions internationales commençait à se faire vraiment forte, Pékin a dû monnayer son aide. Dans le cas contraire… Ils risquent d’être vexé et donc nous le feront payer.
Notre positionnement de leader dans les négociations, le pont aérien mis en place dans l’Est du Tchad, nos actions militaires au Tchad et au Centrafrique mettent la France dans l’obligation de jouer un rôle majeur dans la mise en place de cette force d’interposition. Actuellement environ 1100 hommes sont déployés au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier (reste de la guerre tchado-lybienne) et 420 en Centrafrique ainsi que des forces aériennes, si l’opération sur le Darfour était lancée, on peut penser que le déploiement français devrait atteindre environ 2000 hommes. Il sera difficile pour nos forces armées de faire mieux du fait de la multiplication des théâtres d’opérations (Côte d’Ivoire, Kosovo et ex-Yougoslavie, Afghanistan, Liban…). La Présidence en a pris conscience en mettant en place les prémices d’un retrait des troupes françaises en Afghanistan, à cela il faut rajouter le retrait déjà engagé en Côte d’Ivoire ainsi que les rumeurs de retrait du Kosovo dans un an.
La relance de la diplomatie française va donc et heureusement de pair avec une prise de conscience de la situation militaire de notre armée qui commence à avoir, il faut l’avouer, du mal à suivre.
Un petit mot sur les budgets, certes il faut rationaliser le fonctionnement de nos forces armées mais en aucun cas rogner l’effort de défense qui a difficilement remis à flot notre défense suite à la mise en danger budgétaire de la fin des années 90. Donc oui il faut un deuxième porte-avion déjà que la France va être privé du De Gaule durant un an et demi pour cause de maintenance. Oui il faut continuer l’effort de défense mais cela doit profiter à l’industrie et à la recherche française et européenne.
Montgiac
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Les menaces de Moscou à propos du déploiement européen du bouclier anti-missile américain ont fortement animées l’avant G8. Et pour cause, l’ambiance actuelle a un petit arrière goût de guerre froide qui n’enthousiasme en rien les chancelleries. Mais peut-on retirer toute légitimité à la Russie dans cette réaction ? Malheureusement non, des batteries anti-missiles aux portes de leur pays rendrait l’armement nucléaire russe obsolète. Nous allons droit vers une nouvelle course à l’armement.
Maintenant, pourquoi les USA insistent tant pour installer un radar et 10 silos en Europe de l’Est ? Peut être à l’appel des pays de l’ancien Pacte de Varsovie qui s’inquiète de la montée en puissance du voisin russe, triste camouflet pour l’UE qui est considérée comme incapable de protéger ses membres. Quant à l’intérêt militaire avancé, pour protéger les USA contre l’Iran… On peut en douter du fait que le système actuel basé en Alaska est théoriquement suffisant. Alors ce système est prévu pour protéger les alliés européens ? Une protection donc le déclanchement serait ordonné uniquement par Washington ne serait ni plus ni moins la mise en place d’un protectorat sur l’Europe. Cela aurait donc vocation à renforcer la position américaine contre l’avènement d’une Europe puissance.
Au final cette affaire est une chance pour l’Europe de prendre le dessus dans ce débat et d’imposer son point de vue. La sécurité de l’UE ne doit en aucun cas passer par une soumission aux Etats-Unis. La solution passe par une relance de l’Europe de la défense, il faut que ce dossier avance au même titre que celui du traité simplifier. Par contre, il serait bien candide de notre part de ne regarder la Russie de Vladimir Poutine d’un œil imprudent. Les attaques russes contre les pays Baltes auraient dû déclancher une réaction plus efficace de l’UE, on a plus parlé des deux experts envoyés par l’OTAN.
L’Europe n’a pas vocation a être une arrière cours américaine ni un lieu d’affrontement de puissances étrangères. De même aucun missile russe n’a à être pointé sur l’Europe à cause de l’idéologie d’un Texan.
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Promesse électorale du candidat Sarkosy, ce nouveau ministère fait partie du gouvernement resserré, dirigé par le fidèle parmi les fidèles : Brice Hortefeux, a fait son entré sur la scène politique et polémique. Il est ma foi peu simple de déterminer son périmètre et surtout son futur fonctionnement. Partant du fait que l’immigration et les problèmes d’intégration ont soulevé des questionnements sur la réalité et les fondements de l’identité française et que l’idée de ce ministère a été plébiscitée par le peuple, on peut regretter la polémique sémantique lancée par l’hydre de la pensée unique. En effet un groupe d’historien a démissionné d’un futur institut dédié à l’histoire de l’immigration, dénonçant une dérive dangereuse dans le fait d’accoler, dans le nom d’un ministère, immigration et identité nationale. Biensûr la gauche fait feu de tout bois sur ce thème. Cette même gauche qui après avoir instrumentalisé les français issus de l’immigration en 1981 n’a rien fait pour elle, disant que l’immigration apportait de la richesse à la société française mais la laissant croupir dans les cités.
La France est un pays à l’identité nationale forte. Par cette identité il faut y entendre l’attachement à la langue française, à une culture, à un passé fait de combat. Tout cela créer un ciment national qui est notre principale arme face aux défis de la mondialisation et de demain. Ce ciment est entrain de s’effriter et c’est au cœur de ces cités, n’ayons pas peur de le dire, que cela ce produit. Un exemple, cette culture des cités que certains adulent n’est autre qu’une américanisation de la mode vestimentaire et de la culture (rap et hip hop). Pour s’exprimer les jeunes issus de l’immigration se rattachent à des valeurs et des modes d’expression issus d’outre atlantique. Quand on ne sait pas qui on est, on se créer une identité. Ce ministère est là pour apporter des réponses à ce vide. Non pas que je prône le béret et la baguette, loin de là. Je m’interroge juste sur la communication entre une culture française canal historique si j’ose dire, issus des Lumières, et d’une culture française créer par les séries américaines. Comment faire cohabiter des valeurs si éloignées ? Et bien elles n’ont pas à cohabiter, l’identité française de se résume pas à une casquette des Lakers, elle doit s’apprendre à l’école via la langue, la littérature, l’Histoire. Par cette éducation et l’acquisition de ce socle commun de francitude, les immigrés trouveront l’exemple d’autres peuples venu en France comme les italiens qui, non sans des efforts, se sont intégrés à la culture française. Sans renier l’origine de leur ancêtre et tout en vivant en tant que français.
Maintenant ce ministère est aussi en charge du co-développement et cela est très important. En effet, Tony Blair avait prédit que l’immigration serait le plus gros défis des 10 prochaines années pour l’Union Européenne. Le développement des pays sources d’immigration parait être la meilleur solution pour éviter un afflux de population sur nos frontières. Donc en mêlant immigration et co-développement, ce ministère investit tous les secteurs qui lui permettront d’agir dans l’intérêt de la France mais aussi de ces pays amis qui ont le devoir de faire vivre leurs citoyens. Ensuite vient s’appliquer l’immigration choisie qui évitera la galère de l’immigration clandestine ou sans projet mais il est tout aussi important de faire attention à ne pas créer de rancœur source de terrorisme.
Montgiac
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Lors de la derrière rencontre des grands argentiers du G8 à Potsdam, la question du réindettement des pays d’Afrique fut posée. Il a été reproché à la Chine d’être un peu trop généreuse en matière de crédit en faisant fis des critères éthiques ou de l’intérêt économique des pays cibles. En échange, la Chine obtient une position avantageuse dans l’achat de matière première et un débouché nouveau pour les produits made in China.
Ce modèle d’influence ressemble énormément à la pratique coloniale où l’on échangeait des breloques contre les trésors d’Afrique. Et c’est pour cela que les pays occidentaux ont beaucoup de mal à dénoncer efficacement cette action qui est en grande partie responsable de l’impunité soudanaise au Darfour. Il est difficile d’imaginer la France ou l’Angleterre dénonçant l’action de la Chine alors que les pays africains voient en ce partenaire asiatique la solution pour contrebalancer la puissance des anciennes métropoles.
Pour ceux qui me connaissent, ils savent à quel point l’action de la Chine en Afrique m’inquiète et me révolte. L’Occident a fait des erreurs mais il y a une prise de conscience que l’Afrique doit être développé dans un intérêt partagé. La Chine pille, favorise la stabilité de régime à l’esprit démocratique douteuse, il s’agit de la création de néo-colonie de ressource. Il n’y a pas d’apport à la population si ce n’est des produits à bas coup. Enfin cela est une vision vu de France, mais qu’en pense les africains ? Dernièrement Thalassa, la fameuse émission de France 3, nous a offert un reportage sur la flotte de pêche chinoise au Libéria, nous y avons assisté un pillage de la ressource, une relation sino-libérienne excellente au niveau de l’Etat mais les pêcheurs et employés du port avaient une vision plus négative de la chose. Ces derniers se plaignant du fait que les chinois n’apportaient rien à l’économie libérienne : peut de libérien sur les navires, importation de produit chinois pour les équipages… On m’a raconté que dans les chantiers de Yamoussoukro et plus particulièrement concernant le nouveau parlement, la présence chinoise était massive. En effet le parlement semble être construit par des ouvriers chinois avec des matériaux chinois sans compter l’importation des denrées. En résumé aucune retombé économique et encore moins technologique pour la Côte d’Ivoire.
Pauvre Afrique… J’avoue espérer que l’avènement de Nicolas Sarkosy permettra à la France de réinventer les modalités des relations avec le continent. J’aimerai voir des jeunes français via le service volontaire international partir participer au développement des économies africaines. Pourquoi ne pas imaginer des écoles de gestions ou d’entreprenariat française en Afrique, d’agriculture... Rappelons-nous qu’il vaut mieux apprendre à pêcher à un homme que lui donner un poisson parce qu’il a faim.
Montgiac
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